Protection de l’Enfance : trop de retards irresponsables !

Protection de l’Enfance : trop de retards irresponsables !

 

C’est en 2007 que la loi a confié aux départements la responsabilité de la protection de l’enfance… En Côte-d’Or, après un premier rapport sévère de la Chambre régionale des comptes fin 2013, c’est un nouveau contrôle de l’Inspection Générale des Affaires Sociales qui pointe les trop nombreux retards dans ce domaine.

On pourrait citer à titre d’exemple la polémique politicienne déclenchée par le Président du Conseil Général autour de l’accueil des Mineurs Etrangers Isolés qui, en réalité, ne portait que sur 7 enfants (sept !) selon le rapport de l’IGAS. Ou avant le désengagement des actions menées avec la Protection Judiciaire de la Jeunesse, ou des actions de prévention spécialisée. Ou encore les incohérences flagrantes dans la gestion des places d’accueil : fermer des places d’hébergement dans les établissements gérés par les partenaires associatifs pendant que simultanément est autorisé le même nombre de places à une association religieuse proche de la droite.

La majorité départementale martèle un discours d’“évaluation” pour qu’un euro dépensé soit un euro utile... : le discours est valable pour les partenaires extérieurs mais pas pour les propres services de la maison de l’Enfance, dont le coût est estimé 24 % supérieur à celui constaté dans d’autres départements par la Chambre des Comptes.

Bref, ce ne sont plus de simples écarts entre le discours et la réalité que nous devons regretter, mais bien une série d’irresponsabilités cumulées qui placent tous les autres acteurs de la protection de l’enfance (justice, services départementaux, associations partenaires,…) devant un retard affligeant dans la mise en oeuvre de la loi et des “nouvelles” responsabilités de chef de file de la protection de l’enfance.

C’est en juin 2014, soit 7 ans après la loi de mars 2007, qu’un “observatoire départemental de l’enfance” apparait enfin sur le papier avec la définition “d’orientations stratégiques” en réponse aux recommandations de l’IGAS. Ces orientations seront-elles de nature à rassurer les professionnels ? Rien n’est moins sûr, car savoir agir en cohérence avec les besoins réels, c’est un “langage” qui est loin d’être pratiqué par la droite départementale.

Tribune publiée dans l'édition de juillet-août 2014

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