Jeunesse : alerte sur la prévention et la protection de l'enfance en Côte-d'Or !

Jeunesse : alerte sur la prévention et la protection de l'enfance en Côte-d'Or !

“Victime d'une précarisation croissante, la jeunesse semble être devenue le catalyseur des problèmes sociaux les plus urgents. Progression du taux de pauvreté, mal-logement ou difficultés croissantes dans l'accès aux soins constituent les bases d'une situation sociale aujourd'hui préoccupante.” Partant de ce constat, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), réuni en séance plénière, devait adopter mardi 12 juin un avis visant à "améliorer le recours aux droits sociaux des jeunes"après l’intervention du Président de la République.

En Côte-d’Or, dans le seul domaine de la prévention, les services de la protection judiciaire de la jeunesse ont tiré le signal d’alarme. L’application de la Révision générale des politiques publiques mise en place par le gouvernement Fillon menace ainsi directement 4 emplois d’éducateurs (sur 12) à la rentrée, ce qui mettrait à mal leur intervention dans les classes Relais dont le Conseil général est partenaire (au collège Marcelle Pardé et celui du Parc).

La réorganisation des services, décidée pour des raisons comptables, conduit aujourd’hui les personnels qui assurent le suivi des jeunes délinquants et organisent la prévention à faire face aux besoins avec de moins en moins de moyens. C’est une politique irresponsable que nous dénonçons en rappelant ici que la prévention, c’est comme le ménage, c’est quand on n’en fait pas que ça se voit…

Plus largement, l’ensemble des acteurs de la prévention et de la protection de l’enfance ont vu leurs moyens diminuer après des décisions rigides de la droite départementale : désormais les seuls crédits ouverts sont ceux prévus dans les Contrats d’objectifs et de moyens (CPOM). Que se passe-t-il quand les places contractualisées pour les placements judiciaires sont toutes occupées? La place est cherchée dans d’autres départements, parfois à l’autre bout de la France ! Les services dépendant directement du Président du Conseil général ont eux-mêmes les plus grandes difficultés à assumer les placements ordonnés par la justice.

Ces choix politiques ne sont pas les nôtres : ils dégradent non seulement l’action de tous sur le terrain mais augmentent le risque de dérapages, y compris en zone rurale où les interventions sont nombreuses. L’égalité territoriale est en jeu, car il n’y a pas d’alternative dans le monde rural quand l’Etat ou le Département se désengage.

Condamnée par les professionnels de la justice, de l’éducation spécialisée, de l’action sociale, la politique voulue par la Président du Conseil général de la Côte-d’Or est inacceptableElle doit être revue et au plus vite !

 

Tribune publiée dans l'édition de juillet-août 2012.

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